On est donc bien arrivé à Cuba ce lundi. L’avion, parti avec retard, a atterri à La Havane et nous a laissé descendre sur le tarmac pour rejoindre le terminal. La première impression est celle du Vietnam, il y a 20 ans: mêmes équipements un peu ramel-brol, même chaleur humide, même nonchalance. Par contre, les sons ne collent pas; l’accent n’est pas connu.

 

On passe les contrôles: passeport & visa, bagages à main, documents sanitaires. On récupère nos valises après une trèèèèèès longue attente, à regarder tourner les bagages cubains TOUS emballés dans du cellophane coloré, bleu la plupart du temps. On passe la douane: on n’a rien à déclarer; on passe par le green way (alors que tous les autres passent de l’autre côté; on verra en sortant si on a bien fait).

A la sortie de l’aéroport, un jeune homme avec une pancarte à mon nom nous attend dans la foule bruyante qui se presse contre les barrières qui bordent le passage vers la sortie. Déjà, on est saisi par une forte odeur d’essence et de diesel seulement à moitié brûlé, comme il y a 30 ans chez nous. Cette odeur ne nous quittera plus de la journée: partout, elle est présente. Le chauffeur nous a été envoyé par notre proprio. C’était plus facile de procéder ainsi que de devoir commencer à en chercher un et de négocier le prix d’une course… tout ça sans parler plus de 10 mots d’espagnol!

Notre deuxième impression, en suivant la route vers le centre, est de nous retrouver dans un endroit qui, selon nos expériences passées, combine le Vietnam d’il y a 17 ou 20 ans et Djibouti. Que ce soit dans le paysage urbain ou dans les odeurs, c’est cela qui nous revient…

 

Le chauffeur de taxi nous arrête ensuite devant la banque pour échanger nos euros contre des cuc (unités de monnaie convertibles: 1cuc=1usd). Grosso modo, une fois le taux de change défavorable et la commission de 5% appliqués, 1cuc=1eur. Première fois aussi que l’on me demande d’attendre dehors qu’une place se libère à l’intérieur: il y a 3 guichets et déjà 3 personnes qui attendent, il n’y a donc plus de place pour moi! On l’a revécu un peu plus tard dans une petite épicerie.

 

Au pied de l’appartement, un représentant de notre proprio nous accueille et nous présente l’appartement. c’est fidèle (ha, ha, ha!) à la description du site web. On pense qu’on y sera bien. Il fait super chaud, et humide. C’est très différent de la chaleur sèche de NYC et Washington. Il nous indique quelques repères autour de notre tanière et il prend congé.

 

On s’aventure donc à la recherche d’un endroit pour manger. Il est 16:30, on a très faim. On avise un Döner Kebab. C’est bon. On s’en tire pour 20cuc.

 

On tente ensuite de s’approvisionner dans les deux « supermarchés » renseignés par notre hôte. Pas de chance, il y a des festivités sur le Malecon, ce soir, et ils sont tous deux fermés. On trouve une petite épicerie: du lait, de la bière et des biscuits… On tiendra jusque demain! On rentre (oui, je sais, c’est la fête dehors, c’est musique à tout berzingue mais on est crevé! On verra bien si c’est encore le cas demain). On tente une petite série mais « on » s’endort. Ah oui, j’avais oublié: il m’a bien fait rire le présentateur du jt cubain; cela faisait longtemps que je n’avais plus vu une aussi grosse moustache 😀

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